{"id":3724,"date":"2020-05-21T18:41:31","date_gmt":"2020-05-21T18:41:31","guid":{"rendered":"http:\/\/uit-ci.org\/index.php\/2020\/05\/21\/bloc-africain-contre-le-paiement-de-la-dette-exterieure\/"},"modified":"2020-05-21T18:41:31","modified_gmt":"2020-05-21T18:41:31","slug":"bloc-africain-contre-le-paiement-de-la-dette-exterieure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uit-ci.org\/index.php\/2020\/05\/21\/bloc-africain-contre-le-paiement-de-la-dette-exterieure\/","title":{"rendered":"Bloc africain contre le paiement de la dette ext\u00e9rieure"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-3711\" src=\"http:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348.jpg\" width=\"267\" height=\"150\" alt=\"africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348\" style=\"margin: 5px; float: left;\" srcset=\"https:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348.jpg 1242w, https:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348-300x169.jpg 300w, https:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348-768x432.jpg 768w, https:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348-600x338.jpg 600w, https:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348-750x422.jpg 750w, https:\/\/uit-ci.org\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/africa-ha-registrado-al-menos-1691-casos-de-contagio-del-covid-19-46348-1140x642.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/>Dans le contexte de la crise \u00e9conomique et sociale pr\u00e9cipit\u00e9e par la pand\u00e9mie, les gouvernements africains ont adopt\u00e9 pour la premi\u00e8re fois une position commune contre le remboursement de la dette ext\u00e9rieure. Malgr\u00e9 les limites du bloc gouvernemental, qui comprend plusieurs dictatures capitalistes, et dont le but est simplement de ren\u00e9gocier des conditions de paiement plus avantageuses, l&#8217;option de non-paiement est renforc\u00e9e dans l&#8217;imaginaire populaire. Avant m\u00eame la pand\u00e9mie, les ministres des Finances de l&#8217;Union africaine s&#8217;\u00e9taient mis d&#8217;accord sur une position commune en faveur du report des paiements de la dette ext\u00e9rieure. Avec le d\u00e9clenchement de la pand\u00e9mie et la r\u00e9cession mondiale, la demande s\u2019est vue transform\u00e9e en annulation de la dette.<\/span><\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Le pr\u00e9sident sud-africain a port\u00e9 cette demande aupr\u00e8s du G20 en avril, mais le corps des plus grandes \u00e9conomies mondiales n&#8217;a accept\u00e9 de reporter le paiement des int\u00e9r\u00eats de certaines dettes entre 2020 et 2022 que pour les 76 pays les plus pauvres du monde, ce qui repr\u00e9senterait une modeste \u00e9conomie de 20 milliards de dollars. Outre le fait que les pays africains ayant un niveau de d\u00e9veloppement \u00e9conomique plus \u00e9lev\u00e9 seraient laiss\u00e9s hors de port\u00e9e de l&#8217;accord, la r\u00e9duction des paiements ne repr\u00e9senterait qu&#8217;un quart du service de la dette que les pays africains doivent effectuer cette ann\u00e9e. Pour sa part, le FMI a accept\u00e9 de r\u00e9duire la dette de 19 pays africains. L&#8217;objectif de l&#8217;Union africaine est d&#8217;obtenir dans les n\u00e9gociations une r\u00e9duction de la dette de 44 milliards de dollars et la suspension du paiement des int\u00e9r\u00eats pour tous les pays africains, en plus des pr\u00eats de 100-150 milliards de dollars. Il est clair que seule la mobilisation populaire et ouvri\u00e8re, aussi bien dans les pays africains que dans les puissances cr\u00e9anci\u00e8res, peut imposer cette demande de millions de personnes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Malgr\u00e9 les limites des gouvernements bourgeois africains \u00e0 avancer dans cette direction, la demande unitaire a eu un impact. Le pr\u00e9sident du Conseil europ\u00e9en, Charles Michel, a assur\u00e9 qu&#8217;il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 \u00e9tudier l&#8217;annulation de la dette. Le pr\u00e9sident fran\u00e7ais Macron a parl\u00e9 d&#8217;\u00e9tablir un moratoire et de la possibilit\u00e9 d&#8217;annuler la dette des pays africains, alors que d&#8217;autre part il a propos\u00e9 des pr\u00eats du FMI \u00e0 des conditions sp\u00e9ciales, ce \u00e0 quoi les \u00c9tats-Unis s&#8217;opposent.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">La Chine refuse de n\u00e9gocier avec un bloc de pays<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">La Chine, un pays dont la dette s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 140 milliards de dollars, refuse d&#8217;envisager des r\u00e9ductions de dette en bloc, n&#8217;admettant que des ren\u00e9gociations bilat\u00e9rales avec chaque pays d\u00e9biteur, ce qui r\u00e9affirme \u00e0 sa mani\u00e8re l&#8217;importance d&#8217;un bloc de pays d\u00e9biteurs qui soul\u00e8ve collectivement le non-paiement de la dette. La puissance capitaliste asiatique compte plus de 10 000 entreprises situ\u00e9es sur le continent africain et b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un important exc\u00e9dent commercial dans ses relations avec l&#8217;Afrique. La dette africaine ne repr\u00e9sente pas un montant significatif pour l&#8217;\u00e9conomie chinoise, mais elle a une importance strat\u00e9gique en tant que moyen de pression et de soumission politique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">\u00c0 la mi-mai, plus de 72 000 cas de COVID-19 et 2 500 d\u00e9c\u00e8s s&#8217;\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 accumul\u00e9s sur le continent. On estime qu&#8217;avant la fin de l&#8217;ann\u00e9e, le nombre de personnes infect\u00e9es pourrait atteindre 10 millions. La chute des exportations de mati\u00e8res premi\u00e8res et l&#8217;entr\u00e9e des transferts de fonds entra\u00eenent la r\u00e9gion dans sa premi\u00e8re r\u00e9cession depuis les ann\u00e9es 1980. Dans ce contexte, il est plus urgent que jamais de cesser de payer la dette ext\u00e9rieure, qui consomme plus de ressources que celles investies dans la sant\u00e9 et l&#8217;\u00e9ducation dans la plupart des pays africains, une situation similaire \u00e0 celle de l&#8217;Am\u00e9rique latine.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">La dette ext\u00e9rieure de l&#8217;Afrique en 2019 \u00e9tait d&#8217;environ 700 milliards de dollars, dont la majeure partie correspond \u00e0 des cr\u00e9anciers qui sont des \u00c9tats ou des organisations financi\u00e8res multilat\u00e9rales telles que le FMI et la Banque mondiale, et 115 milliards de dollars \u00e0 des cr\u00e9anciers priv\u00e9s. Les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat peuvent atteindre 15 %. Le FMI lui-m\u00eame a d\u00fb admettre que les d\u00e9penses publiques par habitant ont diminu\u00e9 dans les pays les plus pauvres du monde en raison du poids \u00e9crasant des paiements de la dette ext\u00e9rieure.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">La dette ext\u00e9rieure est un m\u00e9canisme de pillage<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Entre 1970 et 1995, la dette ext\u00e9rieure de l&#8217;Afrique subsaharienne est pass\u00e9e de 6,9 milliards de dollars \u00e0 235 milliards de dollars. Comme 70 \u00e0 80 % des pr\u00eats \u00e9taient contract\u00e9s aupr\u00e8s d&#8217;\u00c9tats ou d&#8217;organisations multilat\u00e9rales, ils \u00e9taient conditionn\u00e9s \u00e0 la r\u00e9alisation de privatisations et \u00e0 une plus grande d\u00e9r\u00e9glementation de l&#8217;\u00e9conomie capitaliste dans les ann\u00e9es 1980. La d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des exportations de mati\u00e8res premi\u00e8res continue de s&#8217;aggraver, le continent reste en proie \u00e0 des dictatures bourgeoises ultra-corrompues et la fuite des capitaux entre 1970 et 1996 atteint le chiffre de 187 milliards de dollars selon les auteurs Boyce et Ndikumana. Colom Ja\u00e9n note qu&#8217;entre 1970 et 2002, l&#8217;Afrique subsaharienne a re\u00e7u 294 milliards de dollars de pr\u00eats, a rembours\u00e9 268 milliards et doit encore 210 milliards. Le commerce inter-africain repr\u00e9sente \u00e0 peine 10 % du commerce ext\u00e9rieur de la r\u00e9gion, ce qui d\u00e9montre le poids des atavismes coloniaux : 80 % du commerce ext\u00e9rieur se fait avec l&#8217;Europe.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">L&#8217;un des pr\u00e9curseurs de la cr\u00e9ation d&#8217;un bloc de pays d\u00e9biteurs a \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9sident du Burkina Faso, Thomas Sankara, qui a propos\u00e9 en 1987 \u00e0 l&#8217;Organisation de l&#8217;unit\u00e9 africaine que l&#8217;arr\u00eat des paiements en bloc \u00e9tait la seule alternative \u00e0 l&#8217;isolement et que \u00aben \u00e9vitant de payer, nous pourrions consacrer nos maigres ressources \u00e0 notre d\u00e9veloppement\u00bb (cit\u00e9 dans El Pa\u00eds, 3\/5\/2020). Quelques semaines plus tard, Sankara a \u00e9t\u00e9 renvers\u00e9 et tu\u00e9 lors d&#8217;un coup d&#8217;\u00c9tat promu par l&#8217;imp\u00e9rialisme fran\u00e7ais.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">En 1996, la pression et la d\u00e9nonciation populaire contre le pillage de la dette ont eu pour r\u00e9ponse l&#8217;initiative PPTE (pays pauvres tr\u00e8s endett\u00e9s), adopt\u00e9e par le G8, qui consid\u00e8re que la dette est insoutenable si elle d\u00e9passe 200 % des exportations ou 250 % des recettes fiscales du pays d\u00e9biteur. Le FMI et la Banque mondiale ont annul\u00e9 des dettes ou accord\u00e9 de nouveaux pr\u00eats \u00e0 faible taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat pour le paiement de l&#8217;ancienne dette, mais l&#8217;aide \u00e9tait \u00e0 son tour conditionn\u00e9e \u00e0 l&#8217;adoption de r\u00e9formes \u00e9conomiques tr\u00e8s r\u00e9gressives telles que la privatisation des services publics. En deux d\u00e9cennies, 39 pays ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de r\u00e9ductions ou d&#8217;annulations de dettes, principalement en Afrique. Comme nous l&#8217;avons vu, il s&#8217;agissait de dettes qui avaient en fait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pay\u00e9es, souvent de loin, compte tenu des taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s. Ces r\u00e9ductions de la dette ext\u00e9rieure ont permis au PIB par habitant de l&#8217;Afrique de cro\u00eetre d&#8217;un peu plus de 20 % au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Il est important de surmonter les limites de ces exp\u00e9riences, mais elles montrent sans aucun doute qu&#8217;il est possible d&#8217;imposer le non-paiement. Il est essentiel d&#8217;\u00e9tendre l&#8217;unit\u00e9 des pays d\u00e9biteurs africains \u00e0 l&#8217;Am\u00e9rique latine et aux Cara\u00efbes, au Moyen-Orient et aux autres pays semi-coloniaux et, dans ce sens, de cr\u00e9er des liens entre les organisations de travailleurs et de peuples au niveau international pour se mobiliser en faveur de la cr\u00e9ation de ce bloc et d&#8217;une politique intransigeante de non-paiement de la dette.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Non-paiement de la dette ext\u00e9rieure et compensation de l&#8217;esclavage colonial<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Dans les pays d&#8217;Afrique et des Cara\u00efbes, la demande de non-paiement doit \u00eatre combin\u00e9e avec les campagnes historiques demandant aux puissances imp\u00e9rialistes de payer une compensation pour la traite transatlantique des esclaves, une des principales sources d'\u00bbaccumulation originale\u00bb identifi\u00e9e par Marx dans le Capital. Entre le XVI\u00e8me et le XIX\u00e8me si\u00e8cle, plus de 30 millions de personnes ont \u00e9t\u00e9 kidnapp\u00e9es en Afrique et vendues comme esclaves aux Am\u00e9riques et aux Cara\u00efbes. Les victimes de ce trafic pratiqu\u00e9 par des puissances europ\u00e9ennes comme le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas n&#8217;ont jamais re\u00e7u de compensation \u00e9conomique une fois l&#8217;esclavage aboli. Au lieu de cela, il y a eu des paiements de compensation de 20 millions de livres, l&#8217;\u00e9quivalent de 3 milliards de dollars aujourd&#8217;hui, aux propri\u00e9taires d&#8217;esclaves dans les colonies britanniques des Cara\u00efbes pour l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage en 1834. La France, pour sa part, a extorqu\u00e9 \u00e0 Ha\u00efti de payer des compensations aux anciens propri\u00e9taires d&#8217;esclaves apr\u00e8s le triomphe de la premi\u00e8re r\u00e9volution antiesclavagiste du monde, en \u00e9change de la reconnaissance de l&#8217;ind\u00e9pendance ha\u00eftienne. Pour payer la dette \u00e0 la France, des dettes ont \u00e9t\u00e9 contract\u00e9es avec les \u00c9tats-Unis, qui \u00e0 leur tour ont envahi et impos\u00e9 des dictatures pendant la plus grande partie du XX\u00e8me si\u00e8cle en Ha\u00efti. Au fil des ans, la demande de compensation a gagn\u00e9 en force dans les deux r\u00e9gions. La Communaut\u00e9 des Cara\u00efbes (Caricom) a mis en place une commission sur les r\u00e9parations, bien qu&#8217;elle n&#8217;ait pas fait pression sur les pays europ\u00e9ens. En 1997, une commission africaine a exig\u00e9 que les puissances qui avaient profit\u00e9 de l&#8217;asservissement des Africains versent 777 milliards de dollars de r\u00e9parations. Il existe des pr\u00e9c\u00e9dents tels que le paiement d&#8217;une compensation aux Maoris indig\u00e8nes par l&#8217;\u00c9tat n\u00e9o-z\u00e9landais ou le paiement effectu\u00e9 par le Royaume-Uni pour le massacre et la torture g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des Mau Mau du Kenya pendant le colonialisme.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">C&#8217;est l&#8217;imp\u00e9rialisme europ\u00e9en et am\u00e9ricain qui doit \u00e0 l&#8217;Afrique, \u00e0 l&#8217;Am\u00e9rique latine et aux Cara\u00efbes. Les crimes du colonialisme et la persistance de l&#8217;oppression semi-coloniale, par l&#8217;alliance entre l&#8217;imp\u00e9rialisme et les gouvernements complaisants, tant dictatoriaux que d\u00e9mocratiques bourgeois, ont fa\u00e7onn\u00e9 le capitalisme arri\u00e9r\u00e9 et la mis\u00e8re de nos pays. L&#8217;unit\u00e9 contre le paiement de la dette ext\u00e9rieure est l&#8217;une des t\u00e2ches indispensables de nos peuples dans la crise actuelle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">15 mai 2020<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Simon Rodr\u00edguez Porras<\/span><\/strong><br \/><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Membre de la direction de l&#8217;UIT-QI<\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le contexte de la crise \u00e9conomique et sociale pr\u00e9cipit\u00e9e par la pand\u00e9mie, les gouvernements africains ont adopt\u00e9 pour la premi\u00e8re fois une position commune contre le remboursement de la dette ext\u00e9rieure. 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