Trump avait menacé de « raser » l’Iran, affirmant qu’« une civilisation entière allait disparaître cette nuit », qu’ils « retourneraient à l’âge de pierre » s’ils n’« ouvraient pas ce foutu détroit ». Le monde attendait avec impatience de voir ce qui allait se passer, si une sorte de catastrophe planétaire allait se produire. Finalement, le mardi 7 avril, à une heure de l’expiration de l’« ultimatum » de Trump, celui-ci a annoncé qu’il déclarait un cessez-le-feu de deux semaines pour ouvrir des négociations. Et qu’il le faisait en accédant à la demande que lui avait adressée le gouvernement pakistanais.
En d’autres termes, il n’y a eu aucun accord préalable avec l’Iran, resté ferme face à l’« ultimatum ». Il n’avait pas non plus informé qu’il ouvrirait le détroit d’Ormuz. C’est pourquoi tout indique que Trump a encore fait marche arrière. C’est pourquoi ce sont l’Iran et son peuple qui commémorent la victoire. Trump a même déclaré qu’il considérait les 10 points proposés par l’Iran comme une bonne base.
Trump se contredit une nouvelle fois. Il revendique comme une victoire l’ouverture du détroit d’Ormuz. Mais, le détroit d’Ormuz demeurait toujours ouvert jusqu’à ce que Trump et Israël lancent leur agression militaire le 28 février. Ce n’est pas une victoire.
L’Iran a déclaré qu’il acceptait la trêve et ouvrirait le détroit pendant deux semaines, sous son contrôle et à condition qu’il ne subisse aucun nouveau bombardement. Par ailleurs, rien ne garantit que ce fragile « accord » de cessez-le-feu sera respecté, et encore moins que la guerre d’agression contre l’Iran prendra fin.
À commencer par le fait que personne ne garantit qu’Israël va se joindre à la trêve et la respecter alors que l’invasion criminelle du Liban se poursuit. Tout est incertain. C’est pourquoi les peuples du monde doivent continuer d’agir pour soutenir les peuples d’Iran et du Liban.
8 avril 2026
Miguel Sorans,
Membre de la direction d’Izquierda Socialista (Argentine) et de l’UIT-QI


